🦮 C Était Mon Oncle Résumé Par Chapitre

Nousfinissons notre article Résumé scène par scène du médecin malgré lui - Molière avec le dernier acte de la pièce composée de 11 scènes !. Scène I (Léandre, Sganarelle) : Dans cette scène, on comprend que Léandre se fera passer pour un apothicaire, il demande à Sganarelle de lui apprendre quelques mots savants de médecine afin de donner du poids à sa Trierpar. Ordre. Se connecter C'était mon oncle Grevet, Yves (1961-.) Tempo [Texte imprimé] : des romans au rythme de la vie;10 ans et + Publication [Paris] : Syros, DL 2006. Importance matérielle . 1 vol. (100 p.) : couv. ill. en coul. : 19 cm. General : Bibliogr., 3 p. Veuillez vous connecter pour réserver. Ajouter à mes envies. Résumé. Noé Petit, un garçon solitaire Tobiese rappelle quand il a découvert les basses branches, méprisées car peu connues par les hautes branches, mais qu il a vite appréciées. 3. Tobie le retrouve, et découvre qu il s agit de Mano, l enfant prodige des Asseldor. Tobie Lolness Tome 1 : La vie suspendue - Timothée de Fombelle - Courant parmi les branches, épuisé, les 4442mots 18 pages. Montre plus. Le combat des crocs. La louve , entendu les hommes qui s'approchaient pour sauver Henry, mène le peloton loin. Un grand loup gris, le jeune Résumédu document. 1930 : misère, épidémie + description de sa petite famille. Les jours se ressemblaient désespérément et ne lui apportaient jamais rien. Mais pour la 1re fois, il Desalchimistes, des philosophes, des hommes de savoir qui effectuaient des recherches sur la nature la plus profonde des choses et, ils ont fini par s'intéresser aux liens qui unissent les plus petites particules de matière. C'était une ville riche et mercantile, une ville de marchands et de banquiers. fortable commandé par le plus affable des hommes. La société la plus choisie s’y trouvait réunie. Des relations se formaient, des divertissements sorganisaient. Nous avions cette impre’ s-sion exquise d’être séparés du monde, réduits à nous-mêmes comme sur une île inconnue, obligés par conséquent, de nous ForumsLe Salon des auteurs Mettre sa fic en valeur : TITRE, RESUME, CHAPITRE. Yebbeka. Comment faire un bon résumé, comment découper ses chapitres, leur trouver des titres. Mais aussi, quel personnage indiquer, choisir le rating, composer le disclamer, choisir le genre etc. . Venez donner votre technique ^o^. Résumonsj'usqu'au début: Je suis une jeune fille qui aime beaucoup voyager et mon oncle, Presto, ma inviter à aller en France à Paris pour les vacances d'été. Il est super riche car il y a deux ans lui et ma tante ont divorcé et il a gagner le procès. Alors il a gagner 2 000 000 $ et depuis il se paye le luxe. Comme je disais je part en voyage pour aller à Paris mais mon 3e8HnnX. Avertissement Candy Candy et tous les personnages appartiennent à Kyoko Mizuki ; les images à Yumiko Igarashi et l’animé à Toei Animation. Note Mizuki a présenté le journal intime de Candy dans “Candy Candy Final Story” CCFS, publié en 2010. Il prenait place sur son bureau de travail dans sa chambre du dortoir du Collège Royal de Saint-Paul. C’était un cadeau de l’oncle William. Dans ce journal, Candy s’exprimait librement, entre autre sur ses sentiments profonds envers Terry. Plus tard, ce journal s’est à nouveau retrouvé entre les mains de l’oncle William, Candy désirant que celui-ci comprenne les raisons de sa décision de quitter le Collège de Londres. A travers mes correspondances avec une de mes lectrices, admiratrice dévouée d’Albert désirant garder l’anonymat, j’ai été inspirée par sa perception de ce journal. J’ai donc écrit cette courte histoire en laissant libre cours à mon imagination sur les raisons qui ont poussé Albert à retourner à Candy son journal intime. J’ai bâti mon histoire à partir des différentes lettres présentes dans CCFS et la version manga. Certaines parties du texte peuvent porter à contreverse ; vous n’avez pas à être d’accord avec moi. Il y a également certains regroupements avec mes autres courtes histoires. Ceux-ci sont nécessaires afin de bien comprendre l’histoire. Si vous remarquez quelque erreur que ce soit, s’il vous plaît n’hésitez pas à m’en faire part afin que j’effectue les corrections nécessaires. Si vous appréciez votre lecture, j’aimerais lire vos commentaires et soyez libres de m’écrire dans la langue de votre choix. Enfin, j’aimerais exprimer ma plus sincère gratidude à cette fan d’Albert, qui m’a non seulement inspiré mais qui a également révisé mon brouillon. Cette histoire n’aurait pas existé sans ses précieux commentaires. Merci beaucoup, Marylou97 et Antlay, pour traduire de l’anglais vers le français! -Ms Puddle LE JOURNAL Chapitre 1 Le soleil d’après-midi inonde actuellement mon bureau, illuminant les larges et grandes fenêtres, un ensemble d’ouverture de style à la française menant à une grande terrasse. L’été approche à grands pas. C’est un autre très beau dimanche où règne un ciel bleu parsemé de quelques nuages. Je suis cependant accaparé par mon ennuyeuse routine quotidienne qui consiste à compulser des piles d’epais documents qui ont pris place sur mon bureau d’ébène. Je m’ étire longuement en ne faisant aucun effort pour retenir un bâillement. Puis je m’appuie à nouveau sur le dossier de ma chaise tout en regardant fixement à l’extérieur. La tentation de prendre un petit répit est forte ; je pourrais ainsi oublier un peu le travail et sortir afin de profiter du grand air. Je suis malheureusement confiné ici. Je dois reviser tous les rapports de fin de saison avant de partir pour São Paulo demain. Poussant un soupir d’épuisement, je ferme les yeux en me massant les tempes, les coudes appuyés sur mon bureau. Je ne devrais pas me plaindre Après tout, j’ai passé la majeure partie de ma vie à échapper à mes responsabilités. Quand j’ai retrouvé la mémoire l’an dernier, j’ai finalement fait la paix avec moi- même et accepté le rôle qui m’etait destiné au sein de ma famille. Les moments difficiles par lesquels je suis passé après l’accident de train en Italie, m’ont enseigné une bonne leçon, sachant que certaines personnes, en particulier ma tante et mon assistant personnel George, ont souffert de mes agissements égoïstes et impulsifs lorsque je sejournais en Afrique. En fait, ceci m’a pratiquement coûté la vie. Si je n’étais pas tombé sur Candy à l’hôpital où elle travaillait à ce moment là, je serais mort dans la misère et le désespoir sans connaître ma véritable identité. En parlant de Candy, comment occupe t’elle habituellement son temps les dimanches? En gambadant avec les enfants sous le soleil? Elle me manque beaucoup malgré qu’elle soit récemment venue à Chicago pour célébrer avec nous son anniversaire en amenant avec elle les enfants de la Maison de Pony. C’était mon idée de tous les inviter à séjourner avec nous, ce qui a sans aucun doute causé beaucoup de maux de tête à ma tante. Je me mets à rire en me rappelant les mots ecrits par Candy dans une de ses lettres dans laquelle elle se prenait pour une sorcière. Elle réclamait ma présence en ce grand jour. …Oui, l’anniversaire d’une certaine personne ! Eh bien, je jette un sort sur le Prince des Collines ! ala hela bla bla gela gola boone ! En ce jour tu viendras à la Maison de Pony pour voir “la fille qui est jolie, peu importe si elle pleure ou sourit ! Ton cadeau pour cette fille est “ton congé” ! Pour passer beaucoup de temps avec elle et discuter encore et encore avec elle! Je pense que maintenant tu es enchanté…’ Elle ne pouvait pas savoir à quel point son souhait d’anniversaire était important pour moi. Au lieu de demander des bijoux, des robes exquises ou peu importe ce qu’une demoiselle de son âge peut souhaiter comme cadeau d’anniversaire, elle voulait ma présence afin que je puisse discuter encore et encore avec elle. Sa franchise m’a touché droit au coeur de façon indescriptible. En fait, bien avant de recevoir sa lettre, j’avais travaillé durement à préparer ses cadeaux et je prévoyais de passer du temps avec elle le jour de son anniversaire. J’avais donc essayé de faire en sorte que je puisse prendre un jour de congé mais les circonstances n’étaient pas en ma faveur. Pourtant, bien qu’elle ait fait tout ce chemin, à demande jusqu’à Chicago, je n’ai pu passer que très peu de temps avec elle à cause de mon horaire de travail effréné. Elle était en extase lorsqu’elle a vu le fruit de mes efforts, la chambre rénovée spécialement pour elle avec des meubles en bois faits à la main. Sa réaction euphorique m’a donné une grande satisfaction. Mon travail ardu et mes nuits blanches avaient porté ses fruits. “Candy, ce n’est pas tout. J’ai quelque chose d’autre à te montrer.” Elle m’a donc suivi dans la cour derrière les écuries. Elle y retrouvait ses vieux amis, César et Cléopatre, les chevaux dont elle prenait soin lorsqu’elle travaillait pour les Leagan. Elle était stupéfaite et émue aux larmes. Malheureusement, j’ai dû avec regret, lui faire part des raisons pour lesquelles je devais quitter sa réception d’anniversaire. Je devais partir pour un court voyage d’affaires afin de régler des questions urgentes. “George m’attends au siège, il faut que je parte, Candy,” lui ai-je dit quand nous étions seuls, à l’abri des regards indiscrets. Elle leva les yeux vers moi et ne prit pas la peine de cacher sa déception, en demandant “Maintenant? Si tôt?” Je fis tristement un signe de tête et posais mes lèvres sur son front, en disant “Joyeux anniversaire, Candy, Je te souhaite un merveilleux moment entouré de tes amis.” Elle s’efforça de me sourire. “Je te remercie pour tes cadeaux, Albert,” dit-elle, à peine plus qu’un murmure. Candy voulait évidemment ma présence, pas mes cadeaux. A mon grand désarroi, j’étais la personne qui l’ a bouleversée en ce jour spécial. Cependant c’était l’une de ces choses que j’aimais à son sujet. Elle me faisait confiance et ne me cachait jamais ses émotions, à la différence des gens avec qui j’avais grandi, qui souvent mettaient en place des masques, de peur d’être vulnérables. Néanmoins sa réponse me fit sentir coupable, ce qui me rappelait qu’elle avait répondu à mon invitation en me disant Je me réjouis de te rencontrer à Chicago!’ Cependant, je n’avais pas d’autre choix. “Vous êtes les bienvenus, mais je suis désolé, je ne peux pas rester plus longtemps.” Puis je me suis efforcé de me détourner d’elle, mais elle s’ ecriait, “Attends moi mon prince !” Ensuite elle se jeta sur moi et me serra très fort, ce qui me ramenait aux doux souvenirs, spécialement aux nombreuses étreintes chaleureuses que nous avions partagés dans le passé, surtout quand j’étais amnésique. En refermant mes bras autour de son corps menu pour respirer son doux parfum, il me semblait qu’il y avait longtemps que je ne l’avais pas enlacé comme ça. Je me sentais de nouveau complet avec elle dans mes bras. Elle posa sa tête sur ma poitrine, laissant échapper un long soupir et implorant, “Albert s’il te plaît, promets moi de ne pas trop travailler, d’accord?” Puis elle s’éloigna de moi s’étirant le cou, afin de me regarder droit dans les yeux. Quelque chose s’agitait en moi quand je la regardais longuement, m’implorer de son regard étincelant. Comme je souhaitais prolonger un plus longtemps cette étreinte ! A partir de maintenant je ne savais pas quand je reverrais son visage parce qu’elle allait quitter Chicago très bientôt. Pensait-elle la même chose en ce moment? Cependant je chassais ces idées de mon esprit et j’ai répondu avec un petit sourire, en essayant de garder de mon mieux mon timbre de voix, “Bien sûr.” Elle me fit en retour un sourire si éblouissant, que j’ai dû resister pour ne pas la reprendre à nouveau dans mes bras. Comme le temps passait, elle m’avait accompagné le long du chemin menant au portail avant, où mon chauffeur m’attendait patiemment. Cela m’avait permis de me calmer et avec une expression joyeuse, je lui dit “une fois de plus joyeux anniversaire, Candy et profite de chaque minute de cette journée spéciale.” Elle repondit dans un murmure, en baissant les yeux, “Ce n’est pas la même chose sans toi Albert.” Je ne trouvais plus mes mots momentanément. “S’il te plaît écrit moi, Candy.” C’est tout ce que je suis parvenu à dire ensuite. Comme elle hochait la tête, j’ai pris sa main et la serra brièvement avant de me traîner litteralement à la voiture. Lorsque la voiture effectua un virage, je ne pouvais pas m’empêcher de me retourner afin de la regarder et je constatais qu’elle était restée toujours à la même place en nous faisant des signes de la main. Je m’efforcais à détourner le regard, en m’effondrant dans le siège, car j’avais peur d’arrêter la voiture pour courrir vers elle pour la rejoindre. Juste à ce moment là, quelqu’un frappa très fort à la porte, ce qui me tira de mes souvenirs. Je dis à voix haute, “Entrez !” Mon assistant personnel, George entra dans mon bureau avec un paquet de lettres dans sa main. J’appuyais une main sur mon front en gemissant “Non plus de courrier aujourd’hui, George !” Subtilement ses lèvres formèrent un léger sourire, quand il les déposait sur mon bureau. En s’inclinant, il dit, “Monsieur William, celles-ci se sont égarées plus tôt. Je suis navré de cet oubli. Je crois que vous aurez besoin d’un peu de temps afin de les parcourir, donc je reviendrai plus tard pour discuter avec vous du plan stratégique de notre prochain voyage prévu demain. Maintenant, s’il vous plaît excusez-moi.” Sa remarque au sujet de ces lettres piqua ma curiosité, mais il n’y avait rien d’inhabituel jusqu’à que j’arrive à la dernière. Je reconnus tout de suite son écriture et j’étais impatient de l’ouvrir. Cher Albert, Albert, Albert, Albert ! Oh? Je ne vais pas t’appeler si fort encore et encore. Tu dis que tu m’entends? Mais je suis si heureuse, si heureuse que je ne peux pas m’empêcher de t’appeler encore et encore… Albert, je te remercie ! …’ Un sourire de bonheur prit place sur mon visage. Candy semblait si heureuse, si insouciante, c’est presque comme si je pouvais entendre sa voix en ce moment, appelant impatiemment mon nom à plusieurs reprises. Il n’y avait rien d’autre au monde qui pouvait me remonter le moral comme elle le faisait. Alors que je continuais à lire sa lettre, il était réconfortant de savoir qu’elle était heureuse de son anniversaire ici à Chicago, mais comme je le soupconnais, elle se plaignait de moi. Je pouvais facilement l’ imaginer pinçant ses lèvres en boudant en écrivant ceci … Mais il me semble que mon sort n’ait pas eu beaucoup d’effet. Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour parler avec toi. Tu avais l’air très occupé… Je m’inquiète de ta santé. M. Martin dit également que tu ne devrais pas trop te surmener tu sais? Est ce que l’amnésie peut revenir. Je me le demande…Je ne le souhaite plus jamais. …’ Puis elle continuait et parlait de l’époque où nous avions vécu ensemble dans l’appartement. Ces jours étaient incontestablement les plus heureux de ma vie, bien que étant sans le sou et amnésique. De sa propre initiative, elle avait pris soin de moi, malgré ses problèmes personnels à régler. Elle ne m’a jamais fait ressentir que j’étais un fardeau pour elle et je ne cesserai jamais de me rappeler sa bonté pour moi. …Je n’oublierai jamais vos mots – nous allons tout partager l’un et l’autre.’ Je soupirais profondément alors. Je me demande parfois ce qui serait arrivé si je lui avais révélé ma véritable identité beaucoup plus tôt, soit avant mon accident de train ou juste après avoir retrouvé ma mémoire. Pour résumé quand j’ai réalisé que j’étais inconsciemment tombé amoureux de ma fille adoptive, je ne pouvais pas me résoudre à lui dire la vérité, pleinement conscient que ma guérison entraînerait la fin de notre arrangement de vie commune. De plus, elle était incontestablement encore sur la voie du rétablissement, son coeur brisé depuis sa rupture avec Terry, qui lui aussi éprouvait toujours du chagrin et du déni selon les quotidiens et les journaux. Alors naturellement, elle n’était pas prête pour un nouvel amour et probablement que la dernière chose qu’elle voulait dans sa vie était que son tuteur soit amoureux d’elle. Même si je ne lui avait pas avoué mes sentiments, en me révélant comme son père adoptif, j’aurai pu risquer de perdre son amitié pour toujours. Par conséquent, en cachant mon rétablissement, cela m’a permis de rester à ses côtés et j’ai continué à me comporter comme son grand frère, la soutenant du mieux que je pouvais. Je lui ai même proposé que nous devrions tout partager l’un avec l’autre, autant les choses douloureuses que heureuses. Je le voulais de tout mon coeur. Au fil des jours, mon amour pour elle s’approfondit de plus en plus même si je me débattais constamment avec moi – même, me posant toujours la même question, qu’est-ce que tu vas faire avec elle? qui conduisait toujours à la même réponse, attendre et voir. Des mois s’étaient écoulés et un soir je me suis rendu compte par hasard, que nos voisins avaient découvert que je n’étais pas son frère, et j’ai pris une mauvaise décision. J’ai choisi de fuir, de disparaître de sa vie sans lui dire toute la vérité, brisant ma propre promesse de tout partager avec elle. Depuis ce temps, je ne compte même plus le nombre de fois où j’ai regretté cette décision. Je ne pouvais pas prévoir que mon absence la rendrait aussi malheureuse. Mais le destin nous a réuni à nouveau, à cause du caprice du Neil. Naturellement, elle était plus que bouleversée d’apprendre ma véritable identité mais elle était aussi exaspérée. Je ne pouvais pas lui reprocher à ce moment là, d évacuer sa frustration envers moi. Tout en sachant que j’avais retrouvé ma mémoire depuis ma lettre d’adieu, elle n’avait pas cessé de penser à moi et s’inquiétait beaucoup à mon sujet, entraînant de nombreuses nuits blanches. Peu de temps après être intervenu pour annuler ses fiançailles forcées, elle est venue un jour me faire part de son désir de retourner vivre à la maison Pony. Cela m’a ouvert les yeux ; si je ne faisais rien à notre propos, la distance qui nous séparait, ne ferait qu’augmenter avec le temps. Ainsi je me suis décidé à lui révèler mon dernier secret. A mon grand soulagement quand je me suis rendu sur le chemin de la colline de Pony lui avouer que j’étais son prince des collines, elle était réceptive et pleurait des larmes de joie, malgré le fait qu’elle était profondément stupéfaite. Pendant ce temps j’entends des oiseaux gazouiller de l’autre côté des fenêtres. M’invitent-ils à me rendre à l’extérieur? Je me leve de ma chaise, et je me dirige lentement vers le divan à l’autre coin de la pièce, afin de terminer la lecture de la lettre de Candy. Cependant, ce qui suit, me pris totalement au depourvu. J’espérais que tu allais bientôt retrouver la mémoire, mais d’autre part je pensais également que ce n’était pas si mal après tout de vivre avec toi comme frère et soeur… Maintenant je suis ta fille adoptive ! En fait, dois-je t’appeler “Père”? Par ailleurs, quand as-tu retrouvé la mémoire? … Ta belle fille adoptive’ “Quoi? Père et fille?” Je m’exclame horrifié et aussitôt je me precipite à la porte, je l’ouvre d’un coup, et je me retrouve face à mon assistant personnel, tout étonné. Apparemment il s’ apprêtait à frapper à la porte, car sa main était toujours levée. Il était revenu mais je n’étais absolument pas d’humeur à planifier les affaires. Donc je lui dis “George, j’ai besoin d’air frais. Je vais revenir.” Sans attendre une réponse de sa part, je sortis du manoir avec hâte même si je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire. Je savais que je n’étais pas en mesure de me concentrer sur le travail à l’heure actuelle. Ce qui me revenait toujours en tête, était la question de Candy, … dois-je t’ appeler “Père”?’ Maintenant qu’elle me le demandait franchement, une question légitime en effet, je ne pouver plus l’esquiver. Notre relation adoptive était assez compliquée maintenant, sinon absurde ou ambiguë. Pour être honnête, je ne savais pas vraiment qui j’étais pour elle non plus. Tout d’abord nous ne nous comportions certainement pas comme père et fille. Depuis le jour où Candy a réalisé que j’étais son prince, nous avions échangé des lettres. Depuis elle m’avait, presque tout dit sur elle, et c’était à mon tour de lui montrer que je lui faisais confiance. Je lui avait donné des réponses détaillées à ses questions à mon propos, y compris les douleurs liées à mon enfance et à ma jeunesse, les personnes et des évènements significatifs de mon passé ainsi que les aspects importants de ma vie actuelle. Dans mes lettres, j’ai été également honnête et sincère à propos de mes sentiments, excepté que je ne lui ai jamais parlé de mon amour pour elle. Par conséquent je crois que chacune de nos lettres nous a rapprochés l’un et l’autre et que nous sommes maintenant plus que de simples amis. Pour le moment, je me dirigeais inconsciemment droit aux écuries. Une fois à l’intérieur, j’installais la selle sur mon cheval préféré sans prendre la peine de me changer. En quelques minutes, je me dirigeais à cheval vers la forêt, espérant que cette promenade me ferait oublier les problèmes qui tourmentaient actuellement mon esprit, même pour un court instant. En peu de temps, j’arrivais de l’autre côté du lac d’où je pouvais voir au loin la résidence principale des Ardlay. Sachant que je n’avais pas ménagé mon pauvre cheval, je descendais afin de le laissait se reposer. Pendant qu’il broutait un peu d’herbe, je m’assis près de la rive en admirant le lac. J’etais plus que heureux d’être venu ici. La sérénité des alentours apaisait mon âme lasse et la vue spectaculaire libéré mon esprit. Tout en réfléchissant à la façon de répondre aux questions de Candy à la fin de sa lettre, ses mots dans une réponse précédente surgirent de mon esprit. Elle m’avait promis de ne plus jamais m’appeler “Grand-papa” à nouveau. Elle avait également affirmé qu’elle ne me laisserait plus tout supporter parce qu’elle sentait que j’étais devenu beaucoup plus proche d’elle. Alors pourquoi me demandait -elle si elle devait m’appeler “père” maintenant. Pour ceux qui ne connaissent pas mon histoire avec Candy, c’est en fait une question ridicule. A propement parlé je suis son père, alors pourquoi suis-je incapable de lui donner une réponse simple et affirmative? Mais si je le fais, cela signifie que j’accepte mon rôle de tuteur dans sa vie, qui est sans aucun doute contre ma volonté. Mais comment réagira t’elle si je lui dis “non”. Ou plutôt comment souhaiterais- je qu’elle reagisse? De plus, elle m’a demandé quand j’ai exactement retrouvé ma mémoire, ce qui implique qu’elle voudrait savoir depuis combien de temps je lui ai caché mon rétablissement et peut être pourquoi j’ai choisi de le faire. J’eus l’envie soudaine d’aller nager dans le lac. Il faisait très chaud et l’eau semblait aussi bleu que le ciel au dessus de ma tête. En fait, cette zone isolée avec de grands arbres et buissons était mon refuge favori après le décès de ma soeur bien – aimée, Rosemary. Chaque fois que je me sentais déprimé ou troublé, je venais nager dans cette partie du lac et souvent je me sentais beaucoup mieux après. Cependant au lieu de plonger dans l’eau comme je le faisais habituellement, j’hésitais à ce moment là, même si il n’y avait personne aux alentours. Je retirais plutôt mes souliers et mes chaussettes, je remontais mon pantalon et je trempais mes pieds dans le lac, dont l’eau avait été chauffée toute la journée par le soleil éclatant. J’avancais un peu dans l’eau et la douce brise caressait mon visage. Je fermais les yeux afin de savourer ce moment de paix, en soupirant de satisfaction. La tension physique accumulée par le travail intense au cours de ces derniers mois se dissipait progressivement. Juste à ce moment, j’endendis une voix familière derrière moi, “Temps splendide, n’est-ce pas, Monsieur William?” Je me retournais et je voyais George qui était à une portée de voix. J’étais étonné mais pas surpris. Il me connaissait par coeur et était pour moi bien plus qu’un assistant personnel. Aussi loin que je me souvienne, il avait été mon ami le plus fidèle, toujours de bon conseil et compréhensif. En fait les derniers mots de mon père avant de mourir ont été de demander à George de veiller sur moi. Comme je n’avais jamais réellement connu mon père, George représentait pour moi une figure paternelle, tout comme Rosemary était une mère pour moi. “George, je suis stressé.” Sur ce, je portais à nouveau mon attention sur ce magnifique lac. Il se tenait à distance, sans dire un mot. Bien que je n’avais pas envie de parler à quelqu’un à ce moment là, j’appréciais tout de même sa compagnie. Quelques moments de silence plus tard, il se racla distinctement la gorge. En réponse, je lui jetais simplement un regard puis il me dit “Quelque chose dans la lettre de Mlle Candice vous a sûrement contrarié, Monsieur William.” Un petit rire amer s’echappa de ma gorge. George était extrêmement doué dans sa faculté à deviner intuitivement les pensées des gens, surtout les miennes. Après tout, il me connaissait pratiquement depuis toute ma vie, il devait donc percevoir qu’en ce moment je souffrais intérieurement. Inutile de le mentionner, George avait su lire en moi, peu de temps après l’avoir contacté l’an dernier, en lui expliquant la raison de ma longue absence causée par mon amnésie. Il avait dû percevoir que mes sentiments envers ma fille adoptive avait radicalement changé, même s’il n’avait fait aucun commentaire concernant ma décision de continuer à vivre avec Candy. Après l’avoir quitté et de retour à la maison, j’ai agi comme si rien ne s’était passé, dissimulant mon angoisse en public, mais souffrant horriblement dans l’intimité. Mais plus tard, lorsque Candy fut forcée de se fiancer avec Neil, George a ecouté son instinct et a désobéi à mes ordres, lui indiquant où trouver son Oncle William à Lakewood. Ainsi grâce à George, j’ai pu me retrouver avec Candy, et par hasard, le lendemain, j’ai vu son dessin enfantin. Elle avait essayé de dessiner mon portrait parce qu’elle voulait partir à ma recherche après ma disparition. J’ai tellement aimé ce dessin que je l’ai affiché dans mon bureau ; mon assistant personnel habituellement peu expressif avait commenté ce dessin le plus sérieusement du monde “Cela pourrait être un chef d’oeuvre hors de prix.” Je n’avais donc aucun doute que George comprenait ce contre quoi je luttais depuis des mois et des mois. Malgré tout, pour certaines raisons, je ne lui avait jamais confié quoi que ce soit concernant mon amour envers Candy. Lui non plus n’avait jamais abordé le sujet avant aujourd’hui. Alors que je cherchais comment répondre à sa question, il me demanda discrètement “Envisagez – vous d’écrire à Mlle Candice avant notre départ demain pour São Paulo?” Je lachais un soupir d’appréhension et à ce moment je me decidais à m’ouvrir, “Je ne sais pas quoi écrire…sans blesser mes propres sentiments…” Il haussa les sourcils à ma franchise et je continuais “Elle m’a demandé si elle devait m’appeler père’ et c’est comme si un couteau m’avait transpercé le coeur quand j’ai lu la façon dont elle terminait sa lettre, en s’adressant aussi comme ma fille adoptive. Je ne pense pas qu’elle voulait me provoquer et c’est peut-être même une plaisanterie mais je ne peux pas le prendre à la légère en ce moment. Ses lèvres se crisperent pendant une fraction de seconde et George était apparemment à court de mots, ce qui se produisait rarement. Aucun de nous ne pouvez nier le fait que j’avais adopté Candy il y a déjà longtemps et il était celui qui avait exécuté ma demande. Puis je murmurais d’un ton songeur ”Je souhaiterais pouvoir reporter ce long voyage d’affaires et me rendre à la maison de Pony pour parler face à face avec Candy. Cependant, que vais je lui dire?” Si je lui dis que je l’aime, quelle sera sa réaction? Va t-elle fondre en larmes ou s’écrouler de rire? Est-il possible qu’elle n’ait jamais cessé de me considérer comme son frère? Elle mentionne dans sa lettre que ce n’était pas si mal de vivre avec moi en tant que frère, et soeur, aussi veut – elle que nous revenions à ce stade? J’espère que non. Ou pire encore, a t-elle commencé à me considérer comme son tuteur? Après mûre réflexion, George retrouva son sang-froid et commenta pensivement, “Monsieur William, je pense qu’il est temps de s’aventurer dans l’eau.” Ne pouvant saisir ce qu’il venait de me dire, je soulevais un sourcil d’un air interrogateur et je lui demandais “Que voulez vous dire George?” “Qu’est ce qui vous a fait hésiter avant? Vous avez toujours aimé nager Monsieur William.” Après un autre petit rire amer, je trouvais une excuse valable “Je ne suis plus le même homme… avec tous ces fardeaux qui pèsent sur moi aujourd’hui.” Puis je sortis de l’eau afin de m’approcher de lui et il me répondit en me regardant “Il faut parfois prendre des risques… pour sortir de sa zone de confort.” Je restais silencieux le temps de comprendre son analogie. Puis il me fit remarquer “Peut être que Melle Candice veut savoir ce que vous ressentez.” “Comment je me sens à propos de quoi?” Je poursuivais immédiatement, me tenant maintenant à ses côtés. Son expression était très calme, choisissant soigneusement ses mots. “Quelle est la vraie nature de votre relation avec elle.” Sa réponse directe me frappa comme un coup à la tête. Etait-il vrai qu’elle pose ces questions parce qu’elle était incertaine de notre relation, incertaine de ce que je ressens pour elle ou incertaine d’elle-même? Je sentis mes sourcils se froncer et je l’entendis ajouter, “Lorsque j’ai ramené Melle Candice de Lakewood après avoir découvert votre véritable identité, elle était folle de joie, Monsieur William. Elle parlait sans arrêt durant tout le chemin du retour vers Chicago, en souriant sans cesse. Je ne l’avais jamais vu aussi heureuse.” Je me moquais donc de moi même, un petit sourire en coin sur les lèvres “Parce qu’elle a enfin pu rencontrer le vieil homme mystérieux qui l’a adoptée il y a des années.” Il me regarda imperturbable et quelques secondes plus tard, il prononça de façon mystérieuse “Je crois que vous savez mieux que quiconque qu’il ne s’ agit pas là de l’entière vérité, Monsieur William.” Ensuite, il fit une petite révérence et déclara “S’il vous plait pardonnez moi si je me suis immiscé dans votre vie privée.” “Non, non, pas du tout,” je repondis en hochant la tête. “Je devrais plutôt vous remercier pour vos précieux conseils. Je me sens beaucoup mieux maintenant que je vous ai parlé.” Mon commentaire provoqua chez lui un doux sourire. Bien que je ne savais pas exactement ce qui se passait entre Candy et moi, il ne faisait aucun doute que notre relation se renforçait encore. Je me sentais profondément lié à elle et elle était la seule femme avec qui je voulais partager ma vie. Donc en tant qu’homme, je devais aller de l’avant, afin de déterminer si elle avait les mêmes sentiments. Pourtant je devais prendre le temps de la reflexion d’abord parce que la dernière chose que je souhaitais, était de la blesser à nouveau. Je ne pouvais pas me permettre de faire une autre erreur qui nuirait à notre relation. D’autre part, George et moi devions nous préparer pour notre important voyage de demain, donc ce n’était pas le bon moment pour réfléchir à ce qu’il fallait faire ensuite avec Candy. Le fait de me noyer dans le travail n’était peut être pas une mauvaise idée pour le moment. Je dis donc à George, “Il n’y a aucun signe de son intention dans sa lettre, George. Maintenant rentrons ensemble. Nous avons des tonnes de travail à faire.” Son expression était un mélange de perplexité et de soulagement mais il hocha la tête en signe de compréhension sans autre commentaire. “Je vous retrouve dans votre bureau plus tard Monsieur William.” Donc, il retourna donc à sa voiture de l’autre côté du chemin. Bien que notre planification stratégique se déroulait bien, en raison de l’énorme quantité de travail et du manque de temps, nous avions pris notre diner dans mon bureau. Nous avons travaillé jusqu’à très tard le soir et George se reposa dans la chambre d’invités qu’il utilise habituellement alors que je me rendais à la chambre des maî Résumé Détails Compatibilité Autres formats Le premier roman d'Yves Grevet paru aux éditions Syros. Un regard sensible et intelligent sur les sans domicile fixe. Une véritable initiation à la poésie Verlaine, Desnos, Apollinaire, Soupault, Aragon, Guillevic, Eluard, Supervielle, Cendras, Vian et bien d'autres. Noé Petit vit à la campagne avec ses parents. Il est souvent seul et s'ennuie un peu. Un soir, un coup de téléphone du commissariat lui annonce la mort d'un certain Armand Petit. Noé apprend alors que son père avait un frère aîné qui vivait depuis quinze ans comme un clochard. Épris de liberté et de voyages, Armand était passionné de poésie. En se laissant porter à son tour par les poètes que son oncle aimait, Noé cherche à comprendre qui était cet homme à la dérive. Lire plusexpand_more Titre C'était mon oncle ! EAN 9782748513158 Éditeur NATHAN Date de parution 25/10/2012 Format ePub Poids du fichier kb Protection Filigrane numérique L'ebook C'était mon oncle ! est au format ePub protégé par Filigrane numérique check_circle Cet ebook est compatible pour une lecture sur application iOs et Android Vivlio. check_circle Cet ebook est compatible pour une lecture sur My Vivlio. check_circle Cet ebook est compatible pour une lecture sur le lecteur Vivlio. check_circle Cet ebook est compatible pour une lecture sur liseuse. Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou télécharger une autre image. ☉☉☉ "La véritable Chevalerie nait au plus profond de son coeur, quand la tempête gronde au loin." - Rosaanarilia, Chevalière Blanche et Rose d'Or ☉☉☉ Je me réveillai en sursaut, après avoir encore fait ce rêve étrange et effrayant... Mon loup apprivoisé, Raven, me léchait le visage avec enthousiasme pour m'aider à me sortir du lit. Je jetai un coup d'œil vers la fenêtre et ses épais rideaux en velours légèrement entrouverts et je m'aperçus que le soleil était déjà trop haut dans le ciel... La poisse! J'allais être en retard à mon premier jour de classe! Je me levai en catastrophe de mon lit à baldaquin en repoussant Raven. Celui-ci se mit à sauter partout, pensant encore que j'allais passer toute ma journée avec lui à courir dans la nature en fête. Le pauvre, j'espère qu'il ne s'ennuiera pas trop s'ennuyer sans moi, toute la journée... Cet été fut le meilleur été de ma vie. Après m'être encore une fois durement disputée avec mon père, j'ai été envoyée en punition chez mon oncle, le Seigneur Aurèle. Je ne pouvais rêver mieux! Certes, j'avais dû dire au revoir à mes amis du collège d'Essealis, la Capitale Blanche du Royaume de Thargione... Mais en échange de ce sacrifice, j'avais gagné la liberté! Mon oncle Aurèle avait toujours vu en moi le reflet de ma mère, sa petite sœur, et me laissait faire beaucoup de chose que je n'aurais pas pu dans mon ancienne ville. Là, dans la petite bourgade de Keveal, bordée de bois et de lacs, j'ai pu passer un été formidable à courir à travers champs comme je le voulais. Raven et moi rentrions le soir, crottés de la tête aux pattes et aucune gifle ne m'accueillait alors. J'avais passé mes journées en compagnie des animaux des bois et mes nuits à dormir à la belle étoile au bord de l'eau, rentrant à l'heure que je voulais et mangeant ce qui me faisait plaisir. Mais l'été était fini et, afin d'apprendre enfin à me comporter correctement, j'avais été inscrite à l'école de Chevalerie de Thargione. Nul ne sait ce qu'il se passe entre ces murs, car les Chevaliers et Ecuyers sont tenus au Secret de leur apprentissage... Je n'avais pas spécialement envie d'y aller car c'était mon père qui avait déterminé cet avenir qui semblait déjà tout tracé pour moi. Je grinçais des dents en repensant à lui qui voulait toujours tout décider à ma place. Jamais rien de ce que je faisais ne lui plaisait ou n'était assez bien... Mais quand mon oncle, en m'accueillant le premier jour, m'avait fait un clin d'œil malicieux en évoquant cette école, mon intérêt s'était tout de suite éveillé. Car j'avais déjà vu des Chevaliers de Thargione ils étaient beaux, fiers, puissants, sûrs d'eux... Et c'était bien cela le problème. Je n'avais rien en commun avec eux, et je ne comprenais pas pourquoi mon père tenait tant à m'y faire entrer. Sûrement une nouvelle manière de m'inculquer son sens de la discipline. Je me regardai dans mon grand miroir en pied. Comme d'habitude, ce que j'y voyais ne me plaisait pas. J'étais banale. De taille moyenne, ni grosse ni mince, au visage ordinaire et aux yeux d'un ennuyeux marron... Je me sentais insipide. On ne pouvait pas dire que j'étais laide, non... Enfin, c'est ce que disaient mes amis d'Essealis, qui me complimentaient régulièrement sans que je n'y croie. Non, moi je me sentais toujours aussi insignifiante. La seule chose qui me plaisait chez moi c'étaient mes cheveux. Les mêmes que ceux de ma mère. Je n'ai pas beaucoup de souvenirs d'elle; elle est morte quand j'étais petite, sans que je sache vraiment comment, me laissant seule avec mon père. " Il n'aime pas me parler d'elle. Il n'aime pas me parler de toute façon, pensais-je ensoupirant. " Saraphia, ma mère... Il ne me reste d'elle que des peintures et quelques aquarella de lumière où elle pose, si élégante et distinguée avec ses cheveux rouges tombant en cascade sur ses épaules. Je contemplai une dernière fois en lui souriant le petit portrait d'elle que je porte toujours en médaillon. Elle avait l'air tellement sûre d'elle sur cette toute petite image, j'aurais aimé qu'elle me transmette sa force de caractère et son courage. Sortant finalement de mes rêveries, j'attrapais mes vêtements et m'habilla en vitesse, me passais un vague coup de brosse dans mes cheveux flamboyants et courus jusqu'à la porte de ma chambre. " Souhaite-moi bonne chance Raven! " ✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧✧

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